Québec paiera des milliers de dollars par an aux étudiants de certains domaines dans le cadre d'une pénurie de main-d'œuvre

Alors que le Québec est aux prises avec une pénurie de main-d’œuvre dans plusieurs secteurs d’activité, le gouvernement Legault paiera les étudiants qui se dirigent vers des « professions ciblées » dans les domaines de la santé, du génie et des technologies de l’information, et ce, dès l’automne 2022.

Ces bourses incitatives seront attribuées après chaque session à temps plein réussie, a dévoilé jeudi le ministre des Finances du Québec.

Au cégep, un étudiant admissible recevra 1 500 $ par session, pour un total de 9 000 $ pour un programme de trois ans.

Quant aux étudiants universitaires, ils recevront 2 500 $ par session, pour un total de 15 000 $ pour un programme de trois ans et de 20 000 $ pour un programme de quatre ans.

Pour réduire la pénurie de main-d’œuvre, le gouvernement Legault paiera les étudiants qui se dirigent vers des » professions ciblées » dans les domaines de la santé, du génie et des technologies de l’information, et ce, dès l’automne 2022.

Le ministère prévoit que cette mesure coûtera 1,7 milliard de dollars au Trésor public d’ici 2026, ce qui représente la dépense la plus importante du programme quinquennal de 2,9 milliards de dollars élaboré pour remédier à la pénurie de main-d’œuvre dans la province.

Avec ce nouveau plan, le Québec espère « former, requalifier et attirer » près de 170 000 travailleurs dans des domaines spécifiques au cours des cinq prochaines années. Ces domaines sont les suivants : santé et services sociaux, éducation, services de garde éducatifs, ingénierie et technologies de l’information, et construction.

Ces mesures incitatives interviennent alors que la province est confrontée à une pénurie de personnel causée par le vieillissement de la population et la diminution de l’immigration.

Il y a près de 279 000 postes vacants au Québec, selon Statistique Canada.

Le gouvernement accordera également des primes pour favoriser le retour des professionnels retraités, notamment les infirmières et les éducateurs en service – une mesure qui devrait coûter 60,3 millions de dollars sur deux ans.

Pour un travailleur gagnant un salaire de 40 000 $, la prime salariale procurerait un bonus de 2 640 $ à 3 156 $ par année.

LES INITIÉS S’INQUIÈTENT POUR LES AUTRES INDUSTRIES

Les gens des autres industries se sont sentis laissés pour compte par l’annonce de jeudi.

« Malheureusement, le secteur manufacturier n’a pas été inclus », a déclaré Véronique Proulx, directrice générale de Manufacturiers et Exportateurs du Québec (MEQ), qui s’est dite « déçue ».

Selon Mme Proulx, les incitatifs pourraient même attirer des travailleurs loin des industries manufacturières.

« L’industrie de la construction va chercher des employés dans notre industrie », a-t-elle dit. « Des membres m’appellent pour me dire qu’ils perdent des employés ».

« On ne peut pas tout faire », a déclaré le ministre des Finances du Québec, Éric Girard, qui a expliqué que le gouvernement a priorisé les industries jugées essentielles.

« En tant que gouvernement, il est important de faire des choix ».

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